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peinture

Lucian Freud

Biographie Lucian Freud




"Je peins les gens non pour ce qu'ils semblent être, ni exactement en dépit de ce qu'ils semblent être, mais pour ce qu'ils sont." Lucian Freud.

peinture Lucian Freud
Leigh under the Skylight, 1994. [Leigh sous la lucarne], 1994 Huile sur toile - 271 x 121 cm - Collection particulière. Photo John Riddy. © Lucian Freud

Lucian Freud, peintre britannique d'origine allemande, naît le 8 décembre 1922 à Berlin, au sein d'une famille juive. Il décède le 20 juillet 2011 à Londres à l'âge de 88 ans. Son père, Ernst Ludwig Freud, est le plus jeune fils de Sigmund Freud, le père de la psychanalyse. Sa mère, Lucie Freud, est la fille d’un négociant en céréales.

En 1934, les parents de Lucian Freud décident de déménager en Angleterre en tant qu’émigrés volontaires – et non réfugiés – pour échapper à la montée du nazisme. Lucian Freud est envoyé avec ses deux frères à la Darlington Hall School, près de Totnes dans le Devon, école aux idées progressistes, puis à Bryanston, une école plus classique dans le Dorset.

Sigmund Freud meurt le 23 septembre 1939 à Londres. Lucian, alors âgé de dix-sept ans, obtient la nationalité britannique. Il s’inscrit à l’East Anglian School of Painting and Drawing à Dedham, ville située sur la rivière Stour. Il y étudie jusqu’en 1942 sous la direction de Cedric Morris. En 1941, Lucian Freud est mobilisé dans la marine marchande qu’il quitte après trois mois de mer. Réformé pour des raisons de santé, il retourne à l’East Anglian School of Painting, rouverte à Benton End, dans la ville d’Hadleigh. Il commence à vendre quelques tableaux à des amis de ses parents.

En 1943, Lucian Freud emménage dans un grand atelier à Paddington, un quartier populaire détruit par les bombardements. Il achève la peinture "The Painter’s Room" pour laquelle il a réalisé de nombreux dessins. On y voit la tête de zèbre empaillée du taxidermiste Rowland Ward de Piccadilly, qui lui a été offerte par Lorna Wishart et qu’il conserve dans son atelier. Lucian Freud reçoit sa première commande importante. Il s’agit d’illustrer un recueil de poèmes de Nicholas Moore, "The Glass Tower", publié l’année suivante par Nicholson and Watson. Il réalise pour la couverture le dessin d’un oiseau-lyre, motif qui lui semble approprié pour un ouvrage consacré à la poésie lyrique. Son dessin deviendra l’emblème de la revue Poetry London.

Lucian Freud
Large Interior, Notting Hill, 1998 Grand Intérieur, Notting Hill, 1998 - Huile sur toile - 215,1 x 168,9 cm - Collection particulière - Photo John Riddy. © Lucian Freud

En 1945, Lucian Freud rencontre Francis Bacon pour la première fois par l’intermédiaire de Graham Sutherland. Tous deux fréquentent le milieu bohème de Londres, dans le quartier de Soho et se verront régulièrement jusque dans les années 70. En 1946, Lucian Freud séjourne deux mois à l’hôtel d’Isly à Paris, où il rencontre Alberto Giacometti et Pablo Picasso. Puis, il rejoint pour cinq mois John Craxton en Grèce, sur l’île de Poros. Il y peint des natures mortes représentant des citrons ou des oranges, ainsi que deux autoportraits.

En 1948, Lucian Freud épouse Kitty Garman, fille du sculpteur Jacob Epstein, dont il fit la connaissance l’année précédente. Il participe à l’exposition "La jeune peinture en Grande-Bretagne", organisée par le British Council et présentée à Paris à la galerie Drouin (23 janvier - 21 février 1948).

Au début des années 50, Lucian Freud abandonne brutalement la pratique du dessin, qui occupe jusqu’alors une place centrale dans son travail. Il décide de se consacrer entièrement à la peinture. Il présente ses oeuvres récentes à la Hanover Gallery, à Londres (18 avril - 27 mai 1950).

Lucian Freud remporte le prix de l’Arts Council de Grande-Bretagne en 1951 pour "Interior at Paddington". Cette distinction lui vaut de figurer aux côtés de 20 autres artistes britanniques dans une exposition à Vancouver. En 1953, il épouse la romancière Caroline Blackwood. Avec Bacon et Ben Nicholson, Lucian Freud est choisi pour représenter la Grande-Bretagne à la XXVIIe Biennale de Venise de 1954. Une vingtaine de ses oeuvres sont exposées. La même année, il publie "Some Thoughts on Painting" dans le numéro de juillet de la revue Encounter, un texte dans lequel il tente d’expliciter le processus de création en peinture. En 1958, il expose à la Marlborough Fine Art Gallery de Londres, où il présentera de nouveau des oeuvres en 1963 et 1968.



Au milieu des années 60, Michael Andrews, June Keeles, Harry Diamond, John Deakin et George Dyer, l’ami de Francis Bacon, comptent parmi les modèles réguliers de Freud.

En 1972, deux ans après le décès de son père, Lucian Freud achève le premier tableau d’une série de portraits de sa mère, qui pose quotidiennement pour son fils jusque dans les années 1980. Il quitte la Marlborough Fine Art pour la galerie d’Anthony d’Offay, considéré longtemps comme le galeriste anglais le plus audacieux pour avoir exposé, entre autres, Joseph Beuys et Andy Warhol.

L’Arts Council de Grande-Bretagne organise en 1974, à la Hayward Gallery de Londres, la première rétrospective "Lucian Freud", à l’occasion de laquelle est publié un catalogue sous la direction du critique d’art anglais John Russell. La même année, l’exposition est présentée à la Bristol City Art Gallery, au Birmingham City Museum and Art Gallery et au Leeds Museum and Art Gallery.

En 1975, Freud commence à utiliser du blanc de Cremnitz dans certains de ses tableaux, une peinture riche en oxyde de plomb appelée aussi blanc d’argent. Il la mélange à ses couleurs et obtient ainsi une matière particulièrement lourde et filandreuse. La pratique du dessin au crayon et au fusain reprend progressivement une place importante dans son oeuvre, tant pour la gravure que pour les études.

Le peintre américain Ronald B. Kitaj organise en août 1976, à l’invitation de l’Arts Council, une exposition intitulée "The Human Clay" (l’argile humaine) à la Haward Gallery. Dans la préface qu’il rédige pour le catalogue, Kitaj réunit pour la première fois sous l’appellation "School of London" une cinquantaine d’artistes travaillant tous à Londres, parmi lesquels Lucian Freud, Michael Andrews, Frank Auerbach, Leon Kossoff, Francis Bacon et Graham Sutherland.

Lucian Freud déménage en 1977 à Holland Park, un endroit spacieux dans un quartier sûr, son premier véritable atelier-appartement, situé au dernier étage de son immeuble et disposant d’une grande verrière.

En 1981, une exposition à la Royal Academy intitulée "The New Spirit in Painting" présente Bacon, Freud, Auerbach et Kitaj comme les pères de la "nouvelle figuration". En 1982, après une interruption de plusieurs décennies, Lucian Freud se remet à l’eau-forte. Sa décision est motivée par la publication de la monographie de Lawrence Gowing, historien d’art et essayiste anglais. En 1983, Lucian Freud est fait "Companion of Honour".

En septembre 1987, une importante rétrospective "Lucian Freud" est organisée par le British Council à l’Hirshhorn Museum and Sculpture Garden de Washington (15 septembre - 29 novembre), sa première grande exposition hors de Grande-Bretagne. Elle est présentée ensuite à Paris au Musée national d’art moderne, (16 décembre 1987 - 24 janvier 1988), à Londres à la Hayward Gallery (4 février - 17 avril 1988) et à Berlin au sein de la Neue Nationalgalerie (6 mai - 12 juin 1988). Lucian Freud accède enfin à une notoriété internationale. En 1989 il emménage dans une maison (avec un petit jardin) à Notting Hill, dans un quartier résidentiel. Il conserve toutefois son atelier de Holland Park jusqu’en 2008.

En 1990, Lucian Freud fait la connaissance du performer et styliste d’origine australienne Leigh Bowery, l’un des chefs de file de l’avant-garde londonienne des années 80. Pendant deux ans, celui-ci va poser dans l’atelier de Freud jusqu’à cinq jours par semaine.

L’exposition "Lucian Freud: Paintings and Works on Paper, 1940-1991", organisée par le British Council est présentée au Palazzo Ruspoli à Rome (3 octobre - 17 novembre 1991), puis voyage jusqu’en 1993 entre Liverpool (Tate Gallery), les villes japonaises d’Utsunomiya (Tochigi Prefectural Museum of Fine Arts) et Nishinomiya (Otani Memorial Museum), Sydney (Art Gallery of New South Wales) et enfin Perth (Art Gallery of Western Australia).

En 1993, Lucian Freud est fait chevalier de l’ordre du Mérite britannique. En 1995, le British Council organise l’exposition "From London: Bacon, Freud, Kossoff, Andrews, Auerbach, Kitaj", présentée à Edimbourg (Scottish National Gallery of Modern Art, 1er juillet - 5 septembre), puis à Luxembourg (Musée national d’Histoire et d’Art, 22 septembre - 5 novembre), à Lausanne (Musée cantonal des Beaux-Arts, 16 novembre 1995 - 31 janvier 1996) et à Barcelone (Fundacio Caixa de Catalunya, 16 février - 16 avril 1996). À Saint-Paul-de-Vence, la fondation Maeght propose l’exposition "Bacon-Freud : expressions" du 4 juillet au 15 octobre 1995.

En 2000, la Blains Fine Art Gallery de Londres consacre une exposition à Auerbach, Bacon, Freud et Kossoff (11 mai - 22 juilet). La même année, le British Council organise l’exposition "La Mirada Fuerte : Pintura Figurativa de Londres" (4 avril - 11 juin), en association avec le Consejo Nacional para la Cultura y las Artes, avec une itinérance au Museum of Modern Art de Mexico (22 juin - 10 septembre).

En 2001, Freud réalise un portrait de la reine d’Angleterre Elizabeth II. En 2002, la Tate Britain consacre une grande rétrospective à "Lucian Freud" (20 juin - 22 septembre), qui reçoit plus de 200 000 visiteurs. Le critique d’art William Feaver, commissaire de l’exposition, propose une lecture chronologique des 60 années de carrière de l’artiste, à travers 156 oeuvres des années 40 jusqu’au dernier tableau achevé peu de temps avant le début de l’exposition. Celle-ci sera présentée ensuite à la Fundació La Caixa à Barcelone (24 octobre 2002 - 12 janvier 2003) et au Museum of Contemporary Art de Los Angeles (9 février - 23 mai 2003).

La Wallace Collection à Londres permet de découvrir les peintures récentes de Lucian Freud (31 mars - 18 avril 2004), tandis que la Scottish National Gallery of Modern Art consacre une exposition aux oeuvres graphiques de l’artiste ("Lucian Freud: The Complete Graphics", Édimbourg, 3 avril - 13 juin 2004). En 2005, le Museo Correr à Venise présente "Lucian Freud" (11 juin - 30 octobre). Organisée par les Musei Civici Veneziani, en collaboration avec le British Council, cette exposition conçue par William Feaver comprend plus de 90 oeuvres (peintures, gravures et dessins), des plus connues jusqu’aux inédites.

L’année suivante, sont organisées des expositions communes avec Frank Auerbach au Victoria and Albert Museum de Londres (25 avril - 29 mai) et aux Acquavella Galleries à New York (2 novembre - 20 décembre). La galerie Thomas Gibson Fine Art propose une exposition intitulée "British Art, A Post-War Sélection" (24 avril - 22 mai 2006). Y sont présentés Andrews, Auerbach, Bacon, Freud, Richard Hamilton, David Hockney, Kitaj et Kossoff.

En 2007, une rétrospective "Lucian Freud" est organisée par Catherine Lampert et présentée à Dublin (Irish Museum of Modern Art, 6 juin - 2 septembre), puis dans la ville danoise de Humlebaek (Louisiana Museum, 28 septembre 2007 - 28 janvier 2008) et à La Haye (Gemeentemuseum, 16 février - 8 juin 2008). William Feaver publie une importante monographie consacrée à l’oeuvre de Lucian Freud, dans laquelle il regroupe les différents entretiens qu’il a eus avec l’artiste.

À Londres, l’exposition "Lucian Freud: Early Works, 1940-1958" (9 octobre - 12 décembre 2008), organisée par David Dawson et Catherine Lampert, se tient à la galerie Hazlitt Holland-Hibbert. Sebastian Smee et Richard Calvocoressi publient un ouvrage qui recense l’ensemble de l’oeuvre dessiné de Lucian Freud ("Lucian Freud sur papier", Paris, Thames and Hudson, 2008).



Etude d'une oeuvre :
Portrait du docteur Le Masle - 1946
Huile sur contreplaqué 25x15cm




Lucian Freud présente le docteur Le Masle dans la tradition des portraits de la Renaissance : le format est petit, le modèle se découpe sur un fond monochrome vert où se devine ici comme une amorce de paysage : une ondulation délimite terre et ciel, et contourne les cheveux du personnage pour l’intégrer à ce fond.

L’homme est seul, face au spectateur, cadré serré dans la partie inférieure de la toile : le peintre libère un grand espace au-dessus de lui, accentuant l’étrange impression de solitude qui se dégage de l’ensemble. L’artiste, fervent admirateur d’Ingres, utilise des moyens délibérément traditionnels et construit un portrait d’une intense réalité : le trait est sûr, précis, épuré, dans cette représentation sans fioriture au service du dessin. La lumière multidirectionnelle offre de saisissants contrastes d’intensité : une des sources lumineuses, dirigée en contreplongée, éclaire le menton, les joues, se reporte autour du visage et se réverbère dans la chemise. Les cheveux sont éclairés par l’arrière et les oreilles, dans l’ombre, semblent transparentes. Ces effets d’éclairage exploités dans les studios de photographie participent à la mise en scène et à l’aspect théâtral et dramatisé du sujet, ils créent un climat oppressant. Situés dans une zone sombre, les yeux fixent intensément et troublent le spectateur : le regard est insistant voire halluciné.

L’artiste affirme dans ce portrait la volonté de fouiller, de capter son modèle de manière encore plus objective qu’une photographie. Explorant ses sujets au-delà d’eux-mêmes, il réussit à créer à travers ses toiles un singulier rapport d’intimité. Ce portrait s’inscrit dans la série de petites toiles peintes dans les années d’après-guerre à Paris. D’une précision extrême, voire obsessionnelle, elles sont toutes réalisées dans la tradition de Clouet et de Corneille de Lyon. Ce tableau est une commande faite par le modèle, le docteur Le Masle, collectionneur et ami de nombreux peintres. Freud n’admettait dans son atelier que des proches ou des individus dont il connaissait les motivations profondes. Au-delà du portrait, le peintre nous propose une réflexion et une interrogation sur l’homme en général face à son existence.



Expositions Lucian Freud (sélection)




  • 2010 : Lucian Freud. L'Atelier - Centre Pompidou, Paris

  • 2005 : rétrospective à Venise.

  • 1974 : rétrospective à la Hayward Gallery de Londres.



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