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CAPC, ou la vie saisie par l’art

CAPC, Musée d'art contemporain de Bordeaux

Exposition du 5 février - 21 novembre 2010


Inspirée par l’un des chefs-d’œuvre du CAPC "Inventaire des objets ayant appartenu à la jeune fille de Bordeaux" de Christian Boltanski, cette exposition propose, à travers un regard sur la collection, une réflexion sur l’idée de musée. Conçue par Aurélie Voltz, elle se déploie selon deux axes, empruntant d’une part sa forme à un autre musée, celui des Arts et Traditions Populaires, et d’autre part procédant à l’introduction ­— dans cette nouvelle enveloppe — d’oeuvres du Frac Aquitaine et d’autres artistes d’une plus jeune génération, pour entrer en dialogue avec des pièces spécifiques du CAPC.

De l’oeuvre de Christian Boltanski au Musée des ATP, il n’y a qu’un pas. Rassemblant dans des vitrines plus de deux cents éléments rangés et étiquetés possédés par une inconnue résidant à Bordeaux, l’Inventaire rappelle les modes de présentation propres aux musées ethnographiques, soucieux d’objectivité scientifique et d’une mémoire collective à partager. En hommage au Musée National des Arts et Traditions Populaires, aujourd’hui disparu, Capc, ou la vie saisie par l’art tente de faire revivre un musée à travers l’autre.

L’exposition, mettant de côté pour un temps l’histoire de l’art, reconsidère la collection selon différentes géographies, activités de l’homme ou faits sociaux. Les 17 salles des galeries Foy et Ferrère se déroulent comme on lit un livre, par chapitres, au fil des oeuvres et des artistes, laissant l’imagination faire son chemin. Leurs intitulés, empruntés au départ à Georges-Henri Rivière, fondateur des ATP en 1937, font l’objet d’une réappropriation.

De la salle des rivières à la salle des champs, de la salle des âges de la vie à la salle de l’imagerie religieuse, le spectateur est face à un corpus d’œuvres ne répondant plus forcément à une histoire commune, connue ou à un concept précis mais procédant d’associations libres, formelles, matérielles, thématiques, souvent poétiques. Du côté des rivières se côtoient par exemple l’oiseau de Chohreh Feyzdjou, les têtards de Miquel Barceló, les sculptures en roseaux de Michel Aubry mais aussi les oeuvres abstraites aux accents fluides de Myriam Holme. Plus loin, dans la salle des portraits, dialoguent le buste de lapin en billes de verre de Richard Fauguet et la tête en pain au bonnet de rappeur de Costa Vece.

La vue en perspective des galeries et une scénographie réduite à l’extrême ont pour objectif de renouer avec l’architecture mais aussi de mettre en valeur les œuvres dans le contexte original du bâtiment : un lieu de travail, de vie, où l’homme a son histoire.

Si l’un des objectifs de Georges-Henri Rivière était un musée sans guide montrant l’unité de l’homme dans la pluralité des cultures, les œuvres de la collection du CAPC, du Frac Aquitaine et des artistes invités, rassemblées ici sous de nouveaux horizons, apparaissent sous un autre jour. Aussi différentes soient-elles, aussi étranges en soient les rapprochements, elles partagent un univers où rien ne sépare plus les êtres et les choses.



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