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Petites et Grosses bêtes

Musée des arts décoratifs, Paris

Exposition du 17 juin au 17 octobre 2010


elephant souris
Souris blanche, Köhler, Allemagne, vers 1955, jouet mécanique, tôle, plastique, caoutchouc - Éléphant, Pipo, France, 1930-1940, bois peint © graphisme Lucie Liégeois - © Les Arts Décoratifs, Paris - Photo Jean Tholance

La galerie des jouets du musée des Arts décoratifs propose l'exposition "Petites et Grosses bêtes" et pose la question suivante : comment le monde du jouet représente la diversité de l’espèce animale ? Plus de 400 jouets et jeux pédagogiques ont été choisis pour leurs caractères et atitudes naturalistes : certains pour leurs particularités physiques, d’autres pour leurs traits psychologiques. Animaux de compagnie, animaux de la ferme, animaux sauvages, animaux de nuit, animaux préhistoriques, sans oublier les ours, sont ainsi réunis dans une scénographie de Constance Guiset.

L’animal traverse la vie enfantine avec le jouet. Educatif, il permet de reconnaître les espèces et illustre la richesse de la nature. Il est aussi le reflet de la société dont il montre l’évolution à travers les mondes agricoles et urbains mais aussi celui des loisirs (cirque, zoo). Il témoigne des grandes découvertes faites par les zoologistes lors de la conquête de nouveaux territoires. Il incarne la fascination pour le monstrueux lorsqu’il s’agit d’animaux préhistoriques ou fantastiques. Il est aussi l’objet de tous les transferts d’émotion et lorsqu’il rassure, il devient cet inséparable « doudou ».

jouet girafe
Girafe, France, vers 1930, bois peint, appartient à un ensemble d’animaux de l’Arche de Noé, dessinés par André Hellé en 1911 © Les Arts Décoratifs, Paris - Photo Jean Tholance

Cet ensemble de jouets sur roulettes, de jeux, de figurines ou de peluches dont les plus anciens datent de la fin du 19e siècle est issu des collections du musée des Arts décoratifs. Sont sélectionnés également une série de dominos, jeux de cubes et de cartes ou encore des puzzles qui ont permis à de nombreux enfants d’apprendre l’alphabet ou le nom des espèces animales.

La scénographe Constance Guisset offre à tous ces jouets un décor stylisé en découpe de bois noir qui permet aux enfants de resituer le milieu naturel d’où proviennent les animaux sauvages : banquise, savane, désert, forêt ou montagne. Un décor de saynettes donne vie aux animaux de compagnie. Les ours déclinent la couleur de leur pelage depuis l’ours noir ou brun à l’ours blanc. Les animaux de la ferme mesurent leurs différences de taille dans un décor évoquant l’étable.

  • Les animaux sauvages

    Dès la fin du 19e siècle, les cirques présentent de véritables ménageries ambulantes montrant girafes, éléphants, singes, panthères... et autres espèces non domestiquées. Les cages abritent alors des animaux insolites que l’on retrouvera plus tard dans les zoos. En 1860, l’inauguration à Paris du Jardin d’acclimatation pour la protection des espèces animales va avoir un impact considérable sur le monde du jouet. Désormais, les animaux sauvages font partie de l’environnement des enfants.

    Les animaux sont alors reproduits en peau véritable. Le tigre et le léopard dont les têtes et les mâchoires sont mobiles sont des jouets tout à fait exceptionnels. En 1910, la maison Roullet-Decamp, spécialisée dans les jouets mécaniques, fabrique l’éléphant en daim et reproduit la marche de ce pachyderme grâce à son mécanisme à clé. André Hellé, dans les années 30 dessine et fabrique un ensemble d’animaux sauvages en bois découpé et peint : le lion, l’éléphant, la girafe, le crocodile et l’autruche font partie de cet ensemble stylisé et amusant. La marque française CBG se spécialise dans la figurine en plomb et aluminium peint. Leurs boîtes présentent dans les années 30-40 des ensembles d’animaux extrêmement riches et variés : l’ours polaire, le gorille, le léopard, le puma, l’antilope, le gnou... Plus récemment, dans les années 80, Starlux réalise un ensemble de 70 paires d’animaux en plastique moulé et peint de la vie sauvage parmi lesquels : hyène, fourmiller, tapir, loutre, lama, onyx...

    De la banquise, au désert, de la savane, à la forêt jusque la montagne, c’est un défilé de plusieurs centaines d’animaux qui évoluent dans cette vitrine.

  • Les animaux de compagnie

    Figurines, jouets à tirer, peluches, les animaux de compagnie peuplent le monde de l’enfant sous différentes formes. Le jouet qu’il promène et câline remplace à ses côtés l’animal véritable. Chiens et chats font leur entrée dans tous les catalogues d’étrennes à la fin du 19e siècle. L’impact est alors immédiat et les espèces en vogue comme le caniche, le bouledogue, le fox-terrier ou le teckel, sont reproduites en jouet. En 1938, Fisher-Price lance son célèbre « Snoopy Sniffer », maintes fois redessiné et qui se vendra à plus de 9 millions d’exemplaires. Le chat noir de Steiff des années 50-60 fait le dos rond et hérisse son poil.

    Chat noir
    Chat noir, Steiff, Allemagne 1950-1960, mohair, velours, verre © Les Arts Décoratifs, Paris - Photo Jean Tholance

    Mais, chiens et chats ne sont pas les seuls compagnons des enfants. Des oiseaux, des souris, des poissons ou encore des tortues, des lapins ou des hamsters et cochons d’inde constituent l’univers des animaux de compagnie réalisés en jouet.

    La souris Schuco des années 50 est en velours gris et roule grâce à son mécanisme à clé. Le hamster d’Anima des années 70 est en fourrure et roule avec sa queue dressée. Le lapin en fourrure grise fabriqué par Kurt Naef à la fin des années 50 est une vraie boule de poil.

  • Les ours

    Figure de l’enfance par excellence, une centaine d’ours en peluche est réunie dans une vitrine. Bruns et polaires, ils sont organisés par couleurs de peau : du noir au brun, en passant par le beige jusqu’au blanc.

    ours
    Ours, Steiff, Allemagne, 1922, mohair, verre, feutre © Les Arts Décoratifs, Paris - Photo Jean Tholance

    Les premiers jouets, représentent l’ours sous les traits réalistes d’un animal féroce, muni de griffes et souvent muselé. En France, le créateur Élie Martin fabrique les premiers ours mécaniques en 1880, suivi en 1900 par Roullet-Decamp. La physionomie de l’ours va ensuite s’adoucir, perdre son caractère sauvage, pour une plus grande bonhomie, plus de rondeur, plus de douceur dans les formes, dans les expressions et les matériaux. ainsi les deux ours polaires présentés dans l’exposition, sont fabriqués en fourrure de mouton et de lapin. Les ours Pintel des années 1930 (dont quelques-uns sont sur roulettes) ont un poil plus duveteux. Ceux des années 1980 des marques Nounours et Anima sont ultra doux grâce à leur peluche en mousse de polyester.

    C’est au début du 20e siècle qu’apparaît l’ours en peluche qui reconnaît dès l’origine une double paternité. La première aux États-Unis : en novembre 1902 paraît dans le Washington Post une illustration du célèbre dessinateur Clifford K. Berryman mettant en scène le président Théodore Roosevelt refusant de tuer un ourson lors d’une chasse dans le Mississipi. Morris Michtom s’inspire de l’incident pour créer un ours en peluche qu’il baptise « Teddy’s Bear » en hommage au président surnommé Teddy. Son succès lui permet d’ouvrir la première fabrique d’ours des États-Unis, la Ideal Novelty and Toy Co qui, dès 1907, produit des ours à grande échelle.

    La deuxième paternité est Allemande : Richard Steiff dessine un ours inspiré de ceux qu’il observe au zoo de Stuttgart pour la fabrique de jouets de sa tante, Margarette Steiff. En 1903, le premier ours Steiff, Bar55PP, est exposé à la Foire des Jouets de Liepzig et connaît un grand succès. Il est en mohair avec une bosse dans le dos. Steiff fait breveter sa marque de fabrique, le bouton de métal dans l’oreille et dès 1907, les ours Steiff, qui se vendent à près d’un million d’exemplaires, prennent le nom de « Teddy ». Ces années sont connues sous le nom des années Teddy Bear en Allemagne et aux États-Unis.

  • La ferme

    Les animaux de la ferme sont les plus répandus dans l’univers du jouet. L’enfant découvre la longue liste des animaux domestiques. Parmi eux le cheval a la faveur des enfants. À ses côtés on retrouve la vache, le boeuf, le cochon, la chèvre, le mouton. Il y a également tous les animaux de la basse-cour : dindon, oie, canard, poule, coq, poussin, lapin sont les plus représentés. Ils sont souvent vendus avec une ferme, une étable, une bergerie, un poulailler qui sert à les ranger.

    Comme les représentations des animaux de compagnie, ils font également l’objet de jouets à roulettes que l’enfant tire, mettant en branle une partie de son corps : tête ou queue : la poule et son poussin de 1925 picorent ainsi les grains lorsque le jouet roule.

    Parmi les jouets les plus anciens de la collection : L’étable aux trois boeufs de 1890 reproduit les bêtes en peau toujours dans un souci de plus grand réalisme.

    Dans les années 1920, les jouets d’Auvergne ont reproduit des ensembles de fermes en bois peint mettant en scène le fermier et la fermière. Tandis que la marque CBG conçoit la même année une ferme et ses animaux en métal peint dans un coffret où le décor représente un paysage de campagne. C’est comme un petit théâtre où l’enfant fait vivre cette maisonnée.

    Il faut attendre 1975, pour que Fisher-Price sorte la Play Family Farm tout en plastique : quand l’enfant ouvre les portes de la grange, la vache meugle. En 1988, Vilac, fabricant de jouet en bois depuis 1911, propose pour la première fois une ferme très stylisée et très colorée en bois laqué qui s’éloigne alors de l’imagerie mise en place jusqu’alors.



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